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OMVS : "Sans paiements réguliers, nos barrages sont en péril", alerte le Haut-Commissaire
- juillet 6, 2025
- 2:19 pm
Alors que les événements climatiques extrêmes se multiplient dans la région du fleuve Sénégal, l’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Sénégal (OMVS) demeure un symbole de coopération régionale entre le Sénégal, la Mauritanie, le Mali et la Guinée. Mais cette réussite est aujourd’hui fragilisée. Le Haut-Commissaire de l’OMVS, Mohamed Abdel Vetah, alerte sur un risque concret : la dégradation des infrastructures faute de paiements réguliers des contributions financières par les sociétés nationales d’eau et d’électricité. Sans un financement stable, les barrages qui irriguent, éclairent et protègent les populations ne pourront plus être maintenus.
En 2024, le bassin du fleuve a connu l’une des crues les plus graves depuis un demi-siècle, provoquant le déplacement de plus de 50 000 personnes et l’inondation de 16 000 hectares de terres agricoles. Grâce aux barrages de Manantali et de Diama, et à un système d’alerte précoce bien rodé, les conséquences ont pu être partiellement contenues. Mais les prévisions pour le second semestre 2025 annoncent de fortes précipitations dans le haut bassin, en Guinée et au Mali, faisant redouter de nouveaux débordements.
Malgré les tensions politiques entre certains pays de la sous-région et la CEDEAO, l’OMVS reste un espace de dialogue et de stabilité. Mohamed Abdel Vetah souligne que l’organisation repose sur cinquante ans de coopération autour d’un bien commun vital. Il identifie trois priorités pour renforcer cette dynamique : mobiliser des financements face au changement climatique, maintenir un dialogue politique permanent et engager pleinement la jeunesse dans la construction d’un avenir résilient.
L’OMVS poursuit aussi des projets concrets, comme le nouveau programme d’adduction d’eau potable dans les zones rurales longtemps négligées au profit des grandes villes.
La survie des infrastructures et la sécurité des populations dépendent désormais de la volonté des États à transformer leurs engagements politiques en contributions concrètes et durables.
